17 janvier 2026 · 9 min de lecture

Ceinture AUSTRAL - Les routes australes - celles qui traversent le bas du monde

Les routes australes sont les plus longues lignes commerciales du monde, celles qu’il a fallu un siècle pour relier à l’Australie. AUSTRAL est la ceinture d’avion rouge profond qui en porte la couleur.

AUSTRAL - ceinture d’avion rouge profond photographiée dans l’Outback australien près d’un biplan vintage.

Les routes australes, ce sont les liaisons long-courrier qui relient l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’hémisphère sud au reste de la planète. Parmi les plus longues lignes commerciales du monde, et parmi les dernières arrivées dans l’histoire de l’aviation : il aura fallu un siècle pour réussir à rejoindre depuis l’Europe un continent que la géographie place à l’autre bout de tout. Le premier vol entre l’Angleterre et l’Australie, en 1919, a pris vingt-huit jours. Aujourd’hui, Qantas relie Perth à Londres en dix-sept heures et demie sans escale, sur un Boeing 787. AUSTRAL est le modèle Fly-Belts qui en porte le nom : une ceinture d’avion rouge profond, équipée du même mécanisme de boucle qu’à bord, refondue en aluminium, taillée pour les passants de pantalon. Le rouge exact de l’Outback australien vu de croisière.

La ceinture qui porte son nom

L’Outback australien, c’est la portion de terre la plus visible de la planète depuis l’altitude de croisière.

L’essentiel du continent est désert, ou quasi-désert. Trois quarts du territoire reçoivent moins de pluie qu’il n’en faut pour cultiver. Le sol du centre de l’Australie est saturé d’oxyde de fer, qui s’altère et s’oxyde depuis des centaines de millions d’années. Vu d’en haut, par temps clair, le cœur du continent n’est ni brun, ni orange, ni ocre. Il est rouge. Un rouge précis, qu’on ne retrouve sur aucune autre étendue de cette taille.

C’est le rouge d’Uluru. Le rouge du désert de Simpson. Le rouge des terrains miniers du Pilbara. Le rouge de la poussière qui se dépose sur chaque voiture, chaque chaussure, chaque selle qui a passé un peu de temps au centre de l’Australie. À onze mille mètres d’altitude, il s’étend dans toutes les directions.

C’est ça, AUSTRAL.

Ceinture AUSTRAL - Les routes australes - celles qui traversent le bas du monde
Ceinture AUSTRAL - Les routes australes - celles qui traversent le bas du monde

AUSTRAL - le rouge Outback du centre australien, refondu dans une vraie boucle d’avion.

Ceinture AUSTRAL - Les routes australes - celles qui traversent le bas du monde
Ceinture AUSTRAL - Les routes australes - celles qui traversent le bas du monde
Ceinture AUSTRAL - Les routes australes - celles qui traversent le bas du monde

Pas cramoisi. Pas écarlate. Rouge Outback.

La boucle de ceinture d’avion fait partie des objets les plus reconnaissables du voyage moderne. Tout le monde l’a cliquée. Peu l’ont portée au sol.

AUSTRAL, c’est ce qui arrive quand on prend cette boucle, qu’on la refond en aluminium plutôt qu’en acier, et qu’on la monte sur une sangle taillée pour les passants. Une vraie ceinture d’avion. Faite pour le quotidien.

Les routes australes, ce sont les lignes qu’il a fallu un siècle pour tracer. AUSTRAL, c’est la ceinture qui réconcilie un rouge profond avec à peu près tout dans une garde-robe d’homme. Elle tient face au marine. Face au gris. Face au denim. Face au camel. Face à des bottes tan, à des sneakers blanches. C’est la couleur la plus affirmée de la collection, sans jamais être tape-à-l’œil, parce qu’elle est ancrée dans la couleur d’une terre, pas dans celle d’un drapeau.

Elle se porte avec un jean. Avec une flanelle grise. Avec un lin écru. Avec un chino kaki. Avec un smoking si la soirée s’y prête.

Elle existe en deux largeurs. Authentic en 48 mm, la dimension exacte de la sangle d’avion, pour les jeans et les pantalons cargo. Slim en 38 mm, pour les chinos, les pantalons de costume et tous les passants standards. Si vous hésitez, prenez Slim. Elle passe partout.

La route, en quelques chiffres
0
Première traversée aérienne Angleterre-Australie, par Ross et Keith Smith
0 jours
Durée de ce premier vol, sur un Vickers Vimy modifié
0 km
Distance parcourue entre Londres et Darwin
0
Fondation de Qantas dans l’outback du Queensland
0
Première traversée du Pacifique vers l’Australie, par Charles Kingsford Smith
0
Inauguration de la Kangaroo Route Sydney-Londres par Qantas
0 h 45min
Durée du Perth-Londres en direct, aujourd’hui
Dans les archives

Le Fokker Southern Cross de Charles Kingsford Smith atterrissant à Brisbane après la première traversée transpacifique, juin 1928.

John Oxley Library, State Library of Queensland · Public domain (Australia)

Le Vickers Vimy G-EAOU des frères Smith - premier vol Angleterre-Australie, 1919, vingt-huit jours et vingt-sept atterrissages.

State Library of New South Wales · No known copyright restrictions

Uluru rougeoyant au coucher du soleil sur l’Outback - la couleur dans laquelle descend la Kangaroo Route.

Dimageau · CC BY-SA 4.0

Pourquoi ces routes sont devenues mythiques

L’Australie est loin. Pas au sens figuré, au sens propre.

Sydney est plus proche de l’Antarctique que de Paris. Depuis la côte est, la masse continentale la plus proche est l’Asie, six mille kilomètres au nord. Atteindre l’Australie depuis Londres, c’est traverser onze fuseaux horaires et la plus grande partie de la planète. Depuis New York ou Toronto, c’est la même distance dans l’autre sens. Pendant toute l’histoire des voyages européens, rejoindre l’Australie s’est fait en mois de mer, puis en semaines, et enfin, au début du XXe siècle, en jours d’avion. Puis en heures. L’histoire de l’aviation australe, c’est l’histoire de cette compression.

Ça a commencé, étrangement, par un concours.

En 1919, le gouvernement australien offre dix mille livres au premier équipage australien capable de voler de l’Angleterre à l’Australie. Six avions prennent le départ. Deux finissent. Les vainqueurs sont deux frères d’Australie-Méridionale, Ross et Keith Smith, à bord d’un bombardier Vickers Vimy modifié. Partis de Londres le 12 novembre 1919, ils se posent à Darwin vingt-huit jours plus tard, après vingt-sept atterrissages, des escales à Pise, au Caire, à Karachi, à Calcutta, à Singapour, et plusieurs frayeurs. Sans le savoir, ils viennent de tracer la route que l’aviation commerciale empruntera pendant les soixante années suivantes, un saut de bombardier après l’autre.

Mais ceux qui savent, savent.

Quelques mois plus tard, en novembre 1920, trois vétérans de l’Australian Flying Corps, Hudson Fysh, Paul McGinness et l’éleveur Fergus McMaster, fondent la Queensland and Northern Territory Aerial Services dans la petite ville de Winton, dans l’outback du Queensland. Deux biplans à cockpit ouvert, trois employés, et un nom auquel personne ne croit vraiment : QANTAS. Un siècle plus tard, Qantas est la plus ancienne compagnie aérienne en activité continue au monde.

En mai 1928, Charles Kingsford Smith et ses trois équipiers décollent d’Oakland, en Californie, à bord d’un trimoteur Fokker F.VIIb baptisé Southern Cross. Ils atterrissent à Brisbane le 9 juin, après des escales à Hawaï et aux Fidji. Temps de vol total : quatre-vingt-trois heures sur onze jours. C’est la première traversée du Pacifique en direction de l’Australie. Vingt-cinq mille personnes attendent à l’arrivée.

Puis vient la Kangaroo Route. Qantas commence par desservir Brisbane-Singapour en 1935. Quand la guerre coupe la ligne, la compagnie la rétablit en 1943 avec le Double Sunrise, un hydravion Catalina qui traverse l’océan Indien entre Perth et Ceylan en restant tellement longtemps en l’air que l’équipage voit le soleil se lever deux fois. En avril 1947, Qantas inaugure enfin la route complète Sydney-Londres sur Lockheed Constellation. Le voyage prend quatre jours et sept escales. Le branding suit aussitôt : la Kangaroo Route, un jeu de mots sur le terme aéronautique « hop » et sur l’icône australienne, et un kangourou volant repris de la pièce de un penny.

Pendant les soixante-dix années qui suivent, chaque progrès du long-courrier passe par les routes australes. Le Boeing 707 ramène le trajet de quatre jours à trente-six heures. Le 747 le ramène à vingt-quatre. Le Boeing 787 finit par rendre l’impossible possible : le 25 mars 2018, Qantas opère le premier vol commercial direct entre l’Australie et l’Europe, Perth-Londres Heathrow, dix-sept heures quarante-cinq sans toucher terre. Dans la même période, Qantas, Air New Zealand et LATAM ouvrent les routes commerciales les plus au sud du monde : Sydney-Johannesburg, qui descend jusqu’à 71° S, Auckland-Buenos Aires, Sydney-Santiago, Melbourne-Santiago. Aucune ne transporte beaucoup de passagers. Toutes appartiennent au folklore des cockpits comme certaines des portions de ciel les plus solitaires qu’un commandant de bord puisse traverser.

En dessous, sur les jambes vers l’est de la Kangaroo Route, sur les traversées de l’océan Indien, sur les longues descentes vers l’Australie, on voit quelque chose. À six heures de tout, lumière de cabine tamisée, écran qui ne montre que de l’océan, la couleur du sol change. Elle devient rouge.

Questions fréquentes
Qui a piloté le premier vol entre l’Europe et l’Australie ?

Les frères australiens Ross et Keith Smith, accompagnés des mécaniciens James Bennett et Wally Shiers. Partis de Londres le 12 novembre 1919 sur un bombardier Vickers Vimy modifié, ils se posent à Darwin vingt-huit jours plus tard, après vingt-sept atterrissages successifs. Premiers à remporter le prix de la Great Air Race lancée par le gouvernement australien, ils tracent en réalité la route que l’aviation commerciale empruntera pendant des décennies.

Qu’est-ce que la Kangaroo Route ?

C’est le nom déposé par Qantas pour sa liaison commerciale entre l’Australie et Londres, inaugurée sur la totalité de l’itinéraire en avril 1947. Le nom joue sur le terme aéronautique « hop », qui désigne une étape, et sur l’icône australienne. À l’époque, le voyage durait quatre jours et nécessitait sept escales sur Lockheed Constellation. Aujourd’hui, Qantas le fait sans escale entre Perth et Londres Heathrow, en environ dix-sept heures et demie sur Boeing 787.

AUSTRAL est-elle une vraie ceinture d’avion ?

Oui. AUSTRAL utilise le même mécanisme de boucle que celui des avions de ligne, avec le même geste de levier et de relâche qu’on fait à chaque décollage et atterrissage. La boucle d’origine, à bord, est en acier. Celle d’AUSTRAL est en aluminium : plus légère, plus douce contre les tissus, mais avec exactement la même mécanique. Une vraie ceinture d’aviation, adaptée au quotidien.

AUSTRAL convient-elle aux jeans comme aux pantalons de costume ?

Oui. AUSTRAL existe en deux largeurs. Authentic 48 mm pour les jeans et les pantalons cargo. Slim 38 mm pour les chinos, les pantalons de costume et tous les passants standards. En cas de doute, prenez Slim. Elle passe partout.